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Enceinte? Alcool et drogues, ce qu'il faut savoir

Une femme enceinte doit souvent changer certaines de ses habitudes quotidiennes. À ce moment de la vie, de nombreuses recommandations fusent de toutes parts. Un bon truc peut consister à envisager cette période comme un moment privilégié pour prendre soin de soi et de l’enfant à naître.

Un choix santé! En adoptant des habitudes de vie saines durant la grossesse, vous augmentez les chances de donner naissance à un bébé en santé et de vivre une belle grossesse.

L'alcool et la grossesse

Les drogues et la grossesse

Vrai ou faux

Le SAF et les conséquences de l’exposition du foetus à l’alcool

SAF est l’acronyme utilisé pour désigner le syndrome d’alcoolisation foetale. Un enfant atteint de ce syndrome présente les trois caractéristiques suivantes :

  • anomalies faciales typiques;
  • atteintes au cerveau (ex.: retard intellectuel);
  • retard de croissance (en poids et en taille).

Sans faire l’objet du diagnostic SAF, un enfant qui a été exposé à l’alcool peut tout de même présenter des séquelles physiques, comportementales, intellectuelles, ou une combinaison de celles-ci. Le SAF est un diagnostic grave qui fait partie d’un ensemble plus vaste que sont les troubles causés par l’alcoolisation foetale.

Les effets de la consommation d’alcool durant la grossesse peuvent être multiples et apparaître différemment d’une personne à l’autre. Pour la femme enceinte, la consommation d’alcool est associée à un plus grand risque de :

  • fausse couche;
  • naissance prématurée du bébé;
  • décès du bébé avant la naissance.

Pour l’enfant, la consommation d’alcool durant la grossesse est associée, entre autres, à un plus grand risque de : 

  • retard de croissance (en poids et en taille);
  • malformations physiques;
  • problèmes cognitifs (apprentissage, attention, jugement, etc.);
  • difficultés sur le plan social.

Les effets de l’exposition du foetus à l’alcool persistent toute la vie. Néanmoins, un diagnostic précoce donne la possibilité d’offrir un encadrement adapté aux besoins des enfants atteints.

Saviez-vous que l’exposition du foetus à l’alcool est l’une des principales causes ÉVITABLES de retard de développement et d’anomalies congénitales chez le nouveau-né?

Quelle quantité d’alcool est-il possible de consommer sans qu’il y ait de risque?

La consommation importante d’alcool lors d’une même occasion (les « cuites ») et la consommation régulière d’alcool sont particulièrement nocives pour le développement du foetus. Les études scientifiques ne permettent pas de préciser s’il existe une quantité d’alcool sans risque pour le bébé.

Il est recommandé de s’abstenir de boire de l’alcool au cours de la grossesse.

Est-ce qu’il y a un moment pendant la grossesse où il est moins dangereux de boire de l’alcool?

Non. À toutes les étapes de la grossesse, le développement du foetus peut être touché par la consommation d’alcool de la mère. Le cerveau du foetus est particulièrement sensible à l’alcool, et ce, tout au long de la grossesse, du premier au troisième trimestre.

Il n’y a aucun moment où boire de l’alcool pendant la grossesse est sans risque.

Existe-t-il un type d’alcool moins nocif pour le foetus?

Non. Tous les types d’alcool peuvent avoir des effets néfastes sur le foetus, que ce soit le vin, la bière, les spiritueux ou le vin fortifié (xérès, porto).

Saviez-vous que l’alcool traverse le placenta et que le foetus reçoit la même concentration d’alcool dans son sang que celle de la mère?

Quelques trucs pour éviter la consommation d'alcool durant la grossesse

  • Si vous avez l’habitude de boire de l’alcool pour faire baisser votre niveau de stress, optez plutôt pour d’autres activités qui permettent la détente (ex.: lecture, marche à l’extérieur, cinéma).
  • Puisque vous êtes enceinte, profitez de l’occasion pour essayer de nouvelles recettes de boissons sans alcool.
  • Vous pouvez discuter, avec les personnes qui font partie de votre entourage, du choix que vous avez fait de ne pas boire d’alcool et leur expliquer les raisons qui motivent votre décision.
  • N’hésitez pas à demander à votre médecin ou à tout autre professionnel de la santé de l’information sur la consommation d’alcool durant la grossesse. 

Et pourquoi pas un petit coup de pouce de la part de l’entourage? 

Le conjoint, la famille, les amis, les collègues peuvent :

  • éviter d’inciter la future mère à consommer de l’alcool;
  • prévoir des boissons non alcoolisées dans les activités en groupe;
  • encourager la femme enceinte dans sa décision de ne pas consommer d’alcool tout au long de sa grossesse;
  • en apprendre davantage sur les dangers de la consommation d’alcool durant la grossesse;
  • aider la femme enceinte qui a du mal à cesser de consommer de l’alcool à aller chercher de l’aide auprès des ressources spécialisées.

Les effets de la consommation de drogues durant la grossesse

 Les effets de la consommation de drogues durant la grossesse peuvent être multiples et apparaître différemment chez la femme enceinte et l’enfant. Les effets peuvent aussi être accrus lorsque la femme enceinte consomme plusieurs drogues à la fois.

Pour la femme enceinte, la consommation de drogues est associée, entre autres, à un risque de:

  • fausse couche;
  • naissance prématurée du bébé;
  • décès du bébé avant la naissance.

Pour l’enfant, la consommation de drogues durant la grossesse est associée, entre autres, à un risque de:

  • retard de croissance (en poids et en taille);
  • sevrage à la naissance (tremblements, hyperactivité, pleurs inconsolables, etc.);
  • développement anormal du système nerveux central (cerveau);
  • difficultés d’adaptation à court, moyen et long terme;
  • transmission de maladies ou de virus comme les hépatites et le VIH (si usage ou partage de seringues).

Il est recommandé de s’abstenir de consommer quelque drogue que ce soit au cours de la grossesse.

Il n’y a aucune quantité ni moment considérés comme sécuritaires pour consommer de la drogue.

Quelques drogues sous la loupe

Le cannabis

Il a été établi que, dans les cas où la mère consomme du cannabis, le THC (principal composant actif du cannabis) traverse la barrière placentaire. Le foetus reçoit dans son sang la même concentration de THC que celle de la mère.

Effet possible sur la grossesse :

  • accouchement prématuré.

La cocaïne

Effets possibles sur la grossesse :

  • fausse couche;
  • bébé mort-né;
  • accouchement prématuré.

Effets possibles sur le foetus ou l’enfant :

  • syndrome de sevrage à la naissance;
  • retard de croissance (en poids et en taille);
  • difficultés d’adaptation et d’apprentissage.

L'héroïne

Effets possibles sur la grossesse :

  • irrégularités menstruelles (peut retarder la reconnaissance de la grossesse);
  • fausse couche;
  • accouchement prématuré.

Effets possibles sur le foetus ou l’enfant :

  • syndrome de sevrage à la naissance;
  • retard de croissance (poids et taille);
  • difficultés d’adaptation et d’apprentissage.

À noter : la consommation d’autres drogues telles l’ecstasy, les hallucinogènes ou les solvants est aussi à risque pour le déroulement de la grossesse et le développement du foetus.

L'information de cette page se retrouve dans la brochure Enceinte? Alcool et drogues, ce qu'il faut savoir.

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